Un enfant=un enfant…

Les écoute-t-on assez ? Les entend-on suffisamment ? Leur accorde-t-on la place qu’ils méritent ? Qu’ils mériteraient ? Leur parole rentre-t-elle dans la profondeur, ou s’évapore-t-elle, comme la rosée nocturne, à l’aurore ensoleillée ? Eux, ce sont poètes et… «saltimbanques » de toutes expressions artistiques, à travers les âges. Et pourtant, oui ! Pourtant, ce sont ceux-là, qui défient le Temps. A travers leurs oeuvres, leurs créations, ils laissent «l’empreinte», «la cicatrice sur la carte», si chère à André Malraux. Traversant et toisant, et l’Espace et le Temps…

Dans tous les cas, son message à lui, dans cette chanson (adaptée de son roman «Le fils d’Agatha Moudio», Grand prix littéraire d’Afrique noire, 1968), n’a pas pris une seule ride. 50 ans après ce sacre littéraire, pleinement, ce message parle, dans le présent. Dans le présent, et au présent. Profondément, intensément. Lucidement. Sincèrement. Sereinement, mais aussi vivement. Véhémence, parce que d’une rare et brûlante actualité, il interpelle tous les humains. Ceux d’aujourd’hui, comme ceux de demain. Ça peut se comprendre, ça se comprend : l’avenir de notre monde en dépend. Il dépend fortement de ce qu’on aura fait aussi des…

ENFANTS de notre époque. Tous les enfants des quatre coins du monde, et aux quatre coins de la planète. En disant sur ce ton mi-badin et mi-énigmatique le singularisant entre tous et toutes, Francis Bebey assenait un fait, une vérité éternelle. Oui, «qu’il soit Noir, Rouge, Blanc, Jaune, un enfant, c’est un enfant !» Le regretté Francis Bebey (l’auteur du «Fils d’Agatha Moudio» et de sa déclinaison musicale «Agatha»», immense créateur pluriel. Immense guitaristeconcertiste, ayant demandé pardon aux Kamers. Pardon pour avoir demandé la dispersion de ses cendres au-dessus du Mont-Cameroun (après son décès, le 28 mai 2001)…

L’enfant, l’avenir, le devenir de l’humanité et du monde ? Un monde, par moments, de plus en plus comparable à un bateau ivre, tanguant sur une mer démontée. Avec parfois des gosses, des gamins(nes) exposés, soumis à plein de traumatismes. Chocs, traumatismes liés aux violences (y compris médiatiques), aux turbulences multiples, aux contradictions, etc, de notre époque… Epoque où l’enfance se retrouve (également), néanmoins au centre, au coeur des attentions. Au sein des familles et des Etats. A la veille de la rentrée scolaire 2018-2019 dans le très cher et beau pays des Kamers, Nyanga, fidèle à lui-même, s’empare d’un fait de société majeur : celui des enfants handicapés. Pour eux, pour elles, comment ça se passe, à l’école ? Comment s’y insèrent-ils ? Où et comment s’épanouissent-ils ? Intérêt humain garanti, s’il en est. Photographie sur le vif plurielle, du vécu et de l’insertion scolaire en mouvement(s) des enfants handicapés, chez nous.

Irruption dans des tranches de vie, à la fois poignantes et enrichissantes, brumeuses et lumineuses… Et tout le reste du savoureux et somptueux menu de votre magazine, spécialement concocté, pour votre seul bonheur. Allez ! Vite ! Savourez ! Surtout sans pondération, ni modération...


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