Ma vraie vie

Elle aurait voulu être sage-femme, mais les évènements de la vie, la conduiront vers la comédie. Ici, ces qualités de bonne comédienne et son travail la révéleront au public. Depuis, la star du petit écran met à profit son statut.

Sa première apparition, elle la fait dans la série «Foyer Polygamique» d’Ebenezer Kepombia. Ici, elle joue le rôle de Mamiton. Une seconde épouse qui sème le désordre et le trouble. Nous sommes en 2005 et le programme est diffusé sur l’une des chaines du territoire national. Depuis, l’actrice a fait du chemin et a réussi à imprimer son nom dans l’esprit des téléspectateurs mais surtout se frayer un chemin dans ce domaine encore en pleine expansion. C’est sans complexe qu’elle revient sur les circonstances qui la conduiront vers cet univers.

QUAND LE DESTIN SOURIT

A 32 ans, Céline Orgelle Kentsop quitte la ville de Loum qui l’a vu naitre. Direction Douala. Faute de moyens, elle n’a pas fait de longues études, mais elle peut compter sur trois atouts : la confiance en soi, la culture du travail et sa foi. Ceci, l’entrainera en 2005 dans les studios d’une radio de Douala pour un casting d’animateurs. Elle ne s’est jamais essayée à la radio, mais Orgelle explore toutes les voies possibles pour gagner sa vie. Au sortir desdits studios, elle rencontre Flobert Tankoua, une vielle connaissance. Il lui propose de tenter aussi sa chance dans la comédie et la met en contact avec Ebenezer Kepombia. Quelques jours plus tard, Orgelle participe à un casting pour sa série télévisée. Son jeu séduit le jury, et elle est tout de suite prise pour le rôle de Mamiton.

Le nom d’emprunt restera sien. De «Foyer Polygamique» à «La Reine Blanche» en passant par «Ennemie Intime» ou encore «Femme autoritaire», Mamiton enchaine les plateaux et glane au passage des distinctions honorifiques. En 2011 et 2013, elle remporte le Canal d’or de la Meilleure comédienne de l’année. en 2017, le festival Komane de Bafoussam lui décerne un prix honorifique surprise. 

UNE VIE LOIN DES PROJECTEURS

Forte de cette notoriété, rien n’a pourtant changé dans le quotidien de la comédienne. Loin des plateaux de tournage, Orgelle mène sa vie comme elle l’a toujours fait. «C’est vrai qu’il y a une certaine distance et un respect qui s’installe à ce stade où je suis. Mais Dieu merci, je n’ai pas la grosse tête et je me fais toute petite. Je vais au marché et partout ailleurs comme tout le monde. Je fais ce qu’une mère ferait pour ses enfants. Il y a un contraste entre la réalité et les rôles que j’incarn », explique-t-elle. Sa notoriété, elle l’utilise plutôt pour s’impliquer dans des oeuvres sociales.

C’est le cas pour l’Association des personnes préférées (ADPP). Une association qui milite en faveur des personnes victimes d’amputation. Elle y est ambassadrice. «Ma fille en est la promotrice. Elle-même est victime d’un accident de la route. Elle a décidé de redonner du sourire à travers cette association. Ma fille est une personne très déterminée. Elle a pris seule cette décision de monter une association quand elle était encore à l’hôpital, et vu son courage, j’ai décidé de lui venir en aide en joignant mon image à cette cause noble.

Je suis présente partout et j’essaye de trouver des partenaires et sponsors, même si la chose n’est pas toujours aisée » Si les activités de l’association occupent la majeure partie de son temps libre, la mère de 4 enfants aménage aussi de l’espace pour ses 5 petits-enfants pour qui elle aime cuisiner. Mais ne vit-elle que de comédie ? «Tout ce que je fais aujourd’hui tourne autour du cinéma. Grâce à mon nom je suis invitée à des mariages et des cérémonies, qui me permettent d’arrondir les fins de mois. Je tourne dans d’autres productions qui me permettent de faire vivre ma petite famille», déclare Orgelle.

Du haut de son expérience acquise par le travail acharné, elle souhaite à présent ouvrir une autre page de son histoire. «Je me bats pour ouvrir ma maison de production et pouvoir tourner mes propres oeuvres. Elle me permettra aussi de donner une chance à ceux qui veulent se lancer dans la comédie.»

Je me bats pour ouvrir ma maison de production et pouvoir tourner mes propres œuvres. Elle me permettra aussi de donner une chance à ceux qui veulent se lancer dans la comédie.  


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