Bye bye, grande Winnie, et merci d’avoir été là…

La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre à travers le monde le 2 avril dernier. Le temps a semblé marquer un arrêt, comme le souffle de cette figure emblématique de la lutte contre l’Apartheid. Winnie Mandela a dit au revoir à la terre. Elle a succombé à une maladie qui la rongeait depuis des années. La presse mondiale a saisi l’occasion pour lui rendre hommage, comme le peuple sud-africain, réuni le mercredi 11 avril dans le stade du township de Soweto. Figure de proue de l'ANC (African National Congress), elle devient la première femme Noire assistante sociale dans un hôpital de Soweto (en 1955), le township Black de Johannesburg. Trois ans plus tard, elle épouse Nelson Mandela. Elle émerge rapidement comme une icône de la lutte antiapartheid, durant les 27 années de prison de son mari. Une période durant laquelle, Winnie subira la violence raciste du pouvoir blanc. Harcèlement perpétuel de sa famille par les forces de sécurité, les détentions, les interdictions et son bannissement. Elle est assignée à résidence dans la ville de Brandfort et n'est autorisée à rencontrer son mari que deux fois par an, tous les six mois, à la prison de Robben Island. Militante acharnée, elle déclenchera des polémiques. Son discours violent et des accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l'avaient rapidement éloignée de son époux. Nelson Mandela et Winnie divorcent en 1966. Soit deux ans après l'accession à la fonction suprême de Nelson Mandela, le premier président noir de l'Afrique du Sud. Le rôle de première Première dame d'Afrique du Sud lui échappe alors au profit de l'une de ses filles puis de Graça Machel (épouse, veuve de l’ancien président mozambicain Samora Machel).

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