Parmi la dizaine d’enfants de Feu M. Eyoum Mouangue James Decca, la fée musique s’est particulièrement penchée sur ces quatre-là. «Comme si nous étions prédestinés à cela», dit l’ainé Ben. Ben, le début de tout. La locomotive. L’une des carrières les plus immenses de la musique au Cameroun, et même en Afrique. Et son trio de cadets ne pouvait que lui emboiter le pas sur cette voie étoilée de notes et d’harmonies. Afin d’écrire une saga familiale qui n’est pas encore achevée.

Sincèrement, qu’y a-t-il encore à dire sur les Decca Four ? Ben, Grace, Dora, Isaac. Sur eux, des dizaines de pages de magazines, de journaux, sur internet…ont déjà été remplies. Pourtant, on ne se lasse pas de ce quatuor où chacun a su mener une carrière musicale solo. Surtout qu’on attend toujours impatiemment le projet musical commun des quatre, au-delà des duos occasionnels que les uns et les autres offrent parfois à leurs publics.

Et dans cette attente, on se penche à nouveau sur le succès puissance 4 des Decca. Même si ce succès n’a pas la même ampleur pour tous les quatre. Parce que oui Ben Decca, prénom Benjamin – peut-être parce qu’il est le 2e enfant de feu M. Eyoum Mouangue, est la tête de gondole d’une formidable saga familiale. Il le dit d’ailleurs, lui le presque quadra musical : «Si aujourd’hui on parle des Decca, ce n’est pas par rapport à notre cursus académique, c’est pour ce que nous représentons dans la culture camerounaise». Que représentent-ils ?