Malgré la perte de quelques spécimens, l’espace touristique retrouve des couleurs. Et… des visiteurs. 

La période des vacances, qui vient de s’achever, aura été plutôt faste, au jardin zoologique de Garoua. En solo, couple, groupe d’amis ou de famille, c’est par dizaines que les visiteurs ont pris d’assaut quotidiennement cet espace touristique pour en découvrir les pensionnaires, une vingtaine d’espèces animales, venant tant du milieu marin, terrestre, qu’aérien. Il faut dire que si le zoo a perdu quelquesunes de ses «stars» à l’instar des dromadaires que les touristes prenaient du plaisir à monter, ou encore son impres sionnante girafe à la grâce longiligne, les habits neufs de l’espace et son organisation ont suffi à lui redonner de l’attrait.

Le décor paysager refait et régulièrement entretenu, un circuit de visite aménagé que l’on peut parcourir seul ou en compagnie de la dizaine de guides en permanence sur le site, un plan de localisation et des informations pratiques sur les différentes espèces, ainsi que quelques aménagements de confort com - me ces bancs publics pour souffler en cours de périple, ou pour roucouler en amoureux comme beaucoup le font. Avec l’aide d’un guide, la visite est plus agréable !

Ces spécialistes, pour la plupart produits des différentes écoles des sciences environnementales, vous agrémentent d’informations pratiques sur les noms scientifiques des bêtes, leurs habitudes, milieux naturels d’évolution, habitudes alimentaires et bien d’autres, pendant que vous faites coucou à l’Ibis Pentis, aux babouins, ou regardez le couple de pythons en plein accouplement.

Pour le reste, la majesté et la facétie des animaux suffisent à prolonger le charme : crocodiles du Nil, lion, gazelles, aigle royal (en smoking), marabouts, singes ou tortue géante, ne vous feront pas regretter la virée.